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 RPG Presentation bl

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Totoplasma
Démiurge Plasmique
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Messages : 304
Date d'inscription : 06/11/2012

MessageSujet: RPG Presentation bl   Mar 28 Oct - 0:15

La nuit était sans lune, je n'avais rien d'autre que cette vieille lampe à huile pour m'éclairer. Cette profonde envie de dormir se fit ressentir une fois de plus, mais je m’acharnais tant bien que mal à rester debout. Il fallait que je lui réponde.

Le problème est qu'il n'est pas facile de se décrire. Disons que j'avais peur de montrer une face trop vaniteuse de ma personne, mais qu'en même temps je me devais d'être le plus précis et le plus proche de la réalité possible. Par où commencer ? On m'avais toujours dis d'entamer un portrait physique par ce qui était visible en premier, la carrure, toutes ces choses là.
Alors quoi, j'allais, d'un coup, annoncer que je mesurais un mètre soixante-dix-huit, que j'avais développé une musculature quelque peu vigoureuse après des entraînements quotidiens ? Ou peut-être que je devais lui parler de ce tatouage d'abord. Ah, cette espèce de flamme sous ma nuque dont mes parents ne soupçonnent pas l'existence... Elle me prendrait pour un rebelle, ce que je ne suis pas.

Et mon visage ? Borf, qu'en dire ? Il est allongé. C'est tout ? Qu'est-ce qu'on peut bien ajouter sur un visage ? Les cheveux. Ça c'est important ! La chevelure renvoie une image de notre personnalité, c'est mon coiffeur lui même qui me le répète à chaque fois que je lui rend visite ! Mais comment ça s'appelle, cette coupe là... Mais si, quand la chevelure est rase sur les flancs et à l'arrière, alors que le dessus, plus long, nous donne un petit sursaut à chaque fois que l'on s'observe devant miroir après s'être levé ! Et cette couleur, si particulière, que me rabâchait ce même coiffeur... bistre, c'est ça ! Ou plutôt, comme il le disait avec beaucoup de grâce, «couleur suie délavée».

Enfin, je lui passerai ces détails, mes yeux l'intéresseraient probablement davantage. Qu'allait-elle s'imaginer si je lui avouait qu'on me disait souvent que mon regard était profond, déstabilisant, intrépide, vicieux même ! Peut-être devrais-je lui signaler que c'est sans doute à cause de leur couleur bleu électrique, si envoûtante, et de leur forme oblongue, en amande. A moins que ce ne soit dû aux sourcils fins et fuligineux qui les surplombent ?

Et mes lèvres, qu'allait-elle en penser ? Incarnates, voluptueuses, plus ou moins fines, voilà que je commençais à douter. Il était de toute façon un peu trop tôt pour s'attarder sur cette partie là.
Alors, le reste ? Et bien, des oreilles banales, aux lobes peu développés, un nez tout aussi fin et banal, sans signe particulier.
Et pour parachever le tout, ou presque, il fallait aborder la question de ma peau, de son teint si... particulier ? C'est quelque chose qui en intriguent plus d'un, cette pâleur à en donner des frissons qui, sous l'effet de quelques timides rayons de soleil, se hâle jusqu'à recouvrir ma peau d'une pruine mordorée. Cette sensibilité extrême et cette tendance à brunir à une vitesse remarquable est surement due aux différences de climats entre les deux régions que j'ai habité.

Il restait un tabou dont je n'avais pas parlé, la pilosité ! Ce n'est pas que cela me complexe, après tout cela viendrait surement avec l'âge, simplement ne se dirait-t-elle pas que cette absence de virilité dénoterait une absence de maturité en parallèle ? Quoi, je me pose trop de question ? C'est bien possible, oui.
Je me regardai de haut en bas, cherchant une autre zone à décrire... mes pieds ? Répugnant. La vue de cette partie que je ne peux supporter me coupa l'appétit et l'envie d'écrire.
Soit, j'en avais donc fini avec le physique, mais je n'étais qu'à mi parcours et je devais à présent lui parler de moi en me focalisant sur mon portrait moral !
Si elle m'avait observé, ou s'il elle avait entendu ce que je marmonnais tout bas, elle me prendrait sans aucun doute pour un psychopathe... Je regardai furtivement autour de moi pour m'assurer que j'étais bien seul.

C'était la partie la plus difficile pour moi, car elle m'obligeait à chercher au fond de moi même des adjectifs laudatifs ou dénigrants qui me seyaient. Je devais me montrer franc, explicite, ce que était particulièrement difficile pour quelqu'un de laconique comme moi. Je me dis tout de même qu'il fallait occulter mon côté quelque peu lascif, histoire de ne pas la brusquer.

Alors je me lançai, narrant que sous mes dehors parfois atrabilaires et taciturnes, se cachent quelqu'un d'avenant, sociable, dôté d'une sensibilité feutrée et d'un sarcasme invétéré. Ça faisait beaucoup en une seule fois, non ? Peu importe, je me dis qu'il fallait tout lâcher pour que ce soit mieux digéré -raisonnement totalement idiot par ailleurs, qui dénote une certaine divagation dans mon esprit-.
Alors je poursuivai, vantant cette fois mes qualités d'homme hardi, diligent et flegmatique. Et pour contrebalancer ces trois vertus, il fallait ajouter quelques défauts -ça marche comme une recette, me disais-je- alors j'ajoutai que ma pugnacité et mon opiniâtreté me rendaient parfois impudent aux yeux de certains.

Comment me verrait-elle ? Mais la vraie question n'était-elle pas plutôt, comment voulais-je qu'elle me voit ? Pour moi, il fallait voir quelqu'un d'attachant, au caractère bien trempé, qui mourrait pour avoir le dernier mot et pour que ses opinions soient partagées et approuvées. Quelqu'un qui ne se laisserait faire en aucun cas, par orgueil.

Je devais aussi lui dire ce que par dessus tout je ne supporte pas, en priant pour qu'elle ne se reconnaisse pas dans ces propos. Tant pis me dis-je, avant d'y aller de bon coeur ! Tous y prirent un coup, les indécis, pusillanimes, pudibonds, les coincés et autres qui se prennent trop au sérieux. La liste était dressée.
Je me rendai alors compte que j'étais probablement très difficile à vivre. Ma tendande fâcheuse à avoir des apprioris négatifs à la simple vue d'une personne n'améliorant pas la chose. Mais bon, il faut savoir s'adapter dans la vie. Cette fois, ce serait à elle de s'adapter, si toutefois notre aventure allait plus loin...

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Totoplasma
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MessageSujet: Re: RPG Presentation bl   Mer 29 Oct - 1:41

«J'ai vu le jour à Vaguelone, bercé par les vents chauds. J'habitais chez ma mère, après qu'elle se soit -non sans violence- séparée de mon père alors que je soufflais mes 6 sixièmes bougies.»

Cela me donna la chair de poule, rien que d'y repenser ! C'était l'une des premières lettres que je lui avait envoyée, alors qu'on venait de faire connaissance sur un site rassemblant les amateurs de pokémons spectres. D'ailleurs je ne me souvenais pas avoir été si tendre avec mes parents, cette indulgence m'étonna même sur le coup. Comme quoi, en relisant de vieux messages, on se rend compte que l'on a réellement changé. Pourtant cela ne faisait qu'une simple année que nous avions commencé à nous écrire. On se racontait toute notre vie, on se révélait tous nos secrets. Evidemment, ce n'est que lorsque c'est terminé que l'on se dit que c'était une erreur.

Après avoir versé une timide larme de nostalgie, je poursuivai ma lecture :
«Mes parents se disputaient sans cesse. Et quand ils ne rejetaient pas mutuellement la faute sur moi, ils s'attaquaient verbalement à coup d'insultes, de vaisselle qui casse, et j'en passe. Ils ont été au tribunal, et presque du jour au lendemain, ma mère m'a annoncé que je devais faire mes adieu à mon père.»
A ce moment là je suis senti obligé de m'arrêter. C'était probablement là que ma vie avait basculé, et pourtant, dans mon message, j'enchaînais, en parlant du déménagement à Frimapic comme si j'avais découvert le paradis sur Terre. Comment avais-je pû écrire ça ? J'avais une routine idéale à Vaguelone, j'habitais dans une villa luxueuse, où je dormais dans une chambre grandiose avec une vue idyllique sur la plage. Je passais mes journées affalé sur le sable chaud à cramer ma peau et à creuser des trous pour enterrer les Rémoraids morts qui gisaient sur le sol. Bon, il y avait sûrement des Rémoraids moins morts que d'autres dans le tas, mais j'étais jeune, Arceus m'excusera.
Toujours est-il que je n'avais en réalité aucune envie de quitter cette ville paradisiaque, et encore moins pour rejoindre une ville enneigée sempiternellement au fin fond d'une région qui ne m'attirait pas du tout. Mais je n'avais pas le choix, mon père, furieux d'avoir perdu ma garde, s'arrangea comme il le fallait pour nous éloigner, et ma mère se trouva une passion soudaine pour les poffins et mourrait d'envie de se rapprocher de la région qui en a fait sa spécialité.
Dans tout cela, mon dépaysement total n'était qu'un malheureux "dommage" collatéral. Je me retrouvais dans un taudit poussiéreux et mal isolé à côté d'une forêt que l'on disait habitée d'abominables Blizzarois. Qu'existe-t-il de pire pour traumatiser un jeune enfant, sérieusement ?

Me rendant compte que je commençais à m'énerver tout seul devant cette lettre, je la déchirai, avant de brûler les morceaux restants au feu de cheminée. J'avais horreur de ranger et de trier mes affaires, mais s'il y a bien une chose qui me passionnait, c'était de voir le feu annihiler ces mauvais souvenirs.
Bientôt j'entamerai ma scolarité sur l'île Lansat, et je devais absolument effacer toute trace de ces lettres avant que ma mère ne les découvre et me pose un tas de question sur cette "Tia".

J'en pris alors une deuxième au hasard et je l'ouvris. Dans celle-ci, je lui parlait de mes parents dans de plus amples détails : «Mon père est astrologue et scientifique. En fait, je ne sais pas comment on peut appeler ça, disons qu'il est un scientifique spécialisé dans les Pokémons extraterrestres et autres phénomènes qui dépassent notre atmosphère. En tout cas pour moi, il reste l'image même que l'on se fait d'un savant fou ; Il parle tout seul -ou aux aliens invisibles qui nous entourent et nous espionnent constamment, si tu préfères sa version- et ne peut s'empêcher de nous rabaisser, moi et ma mère, à coup de "Vous êtres vraiments nuls, qui ne sait pas ce que vaut l'argument du périhélie de notre planète ?!"».
Ah, ce terme qui a accompagné nos repas pendant des années... Cette fois là j'étais content de la description que j'avais faite de mon père. J'aurais pû ajouter qu'il était un alcolique invétéré, qu'il avait peur de l'eau et qu'il aimait arborer fièrement sa fortune en portant des vêtements ultra chics. Mais cela ne lui aurait rien apporter de savoir ce genre de détails.

«Ma mère est la définition même de "lunatique". Elle me câline pendant dix minutes avant de m'exploser les tympans en me demandant de me hâter pour mettre la table. Mais il n'y a pas que son caractère qui est changeant, ses loisirs aussi subissent ses crises de versatilités. En fait elle est très exigeante et n'hésitait pas à abuser de la fortune de mon père pour satisfaire toutes ses envies passagères.»
Là j'avais été un peu dur. Elle était capricieuse, tellement parfois que j'avais l'impression de voir les filles de mon école, mais elle restait très à l'écoute et a toujours été présente pour moi, elle. Elle avait été jusqu'à agresser physiquement mon père en lui balançant ses pokéball en pleine figure. En même temps, il y avait de quoi ; Cet abruti voulait m'introduire un Neitram dans la cervelle pour savoir comment je réagirais.

Je sentais une certaine animosité remonter en moi, et j'estimai raisonnable d'attiser le feu avec cette lettre avant que je ne m'énerve encore tout seul. Je passais en revue les autres lettres, la plupart contenaient nos discussions sur les Pokémons spectres, et je m'arrêtai à l'une d'elle. Je lui racontait l'origine de ma passion pour ce type de Pokémon :
«C'est assez étrange. Petit, comme la plupart des mômes de mon âge, j'étais effrayé par le noir, la nuit et tous les phénomènes qui s'y rapportent. Et puis un jour on m'a parlé d'un Pokémon spécial que l'on ne trouvait pas à Vaguelone ni nul part ailleurs à Unys. On me montra une photo de lui, il s'agissait d'une boule violacée, entourée d'un nuage mauve, qui avait deux petites dents et qui tirait la langue. Va savoir pourquoi, ce pokémon m'a immédiatement plu ! Tu sais, à cet âge on est bête, on rit pour un rien et le simple fait de voir quelqu'un tirer la langue nous fait sourire. C'était peut-être pour cela que j'avais eu ce "coup de foudre" pour les Fantominus, toujours est-il que depuis ce jour là, je me souviens avoir harcelé des centaines de fois mes parents pour qu'ils m'en offrent un. Leur réactions étaient évidemment difficile à accepter. En somme, ils disaient que j'étais trop jeune pour avoir un Pokémon, et encore plus pour un Pokémon spectre. Ils ajoutaient que je serais incabale de l'encadrer et de le rendre obéissant, et ils allaient même jusqu'à dire que, de toute manière, c'était un Pokémon hideux et répugnant.»

Ah ça, ils l'ont dit ! Je m'en souviens encore, cela m'avait profondément blessé d'ailleurs. En plus, ce sont ces Fantominus qui m'ont permis d'apprécier Sinnoh et de me faire à ma nouvelle région. Quand j'ai appris que des Fantominus sauvages habitaient à Sinnoh, j'ai commencé à implorer ma mère pour qu'on aille en rencontrer, mais cette peureuse a toujours refusé.
Aujourd'hui encore j'étais sans Pokémon, mais je savais qu'à mon arrivée dans l'académie, je me verrai octroyé un Pokémon par un collectioneur. J'avais rarement de la chance, sauf pour les futilités, mais rien que l'espoir de me retrouver avec un Fantominus me motiva à outrance, et je ne pris même plus la peine de lire les autres lettres avant de les jeter dans les flammes incandescentes.

De toute manière c'était fini. Dernièrement, on avait décidé de se décrire physiquement et moralement dans nos lettres pour que l'on se connaisse davantage. Elle m'avait envoyé sa lettre très rapidement, et d'après ce qu'elle décrivait elle avait tout pour me plaire, mais depuis que je lui ai répondu en envoyant à mon tour ma description, je n'ai plus rien reçu. Cela me décevait quelque peu de sa part, mais j'avais tendance à relativiser. Si ça s'trouve, me disais-je, elle ne me mérite pas ! Ou alors elle est tellement conquise qu'elle ne sait trop quoi répondre ! Ou si ça s'trouve, elle est morte !
A m'entendre dire ça, je me rendis compte qu'elle ne comptait peut-être plus autant pour moi qu'auparavant. Il faut dire que l'idée d'intégrer l'académie occupait tout mon esprit et j'arrivais difficilement à penser à autre chose. D'ailleurs, j'avais encore des tonnes de papiers à faire brûler !

C'est ma mère qui m'a parlé de cette académie il y a de ça quelque mois. Elle avait -pour une fois- trouvé un terrain d'entente avec mon père pour financer mes études si j'acceptais d'y aller. Elle me vantait sans cesse que cela me permettrait de mieux me sociabiliser -tu m'étonnes, difficile de faire pire quand on vit à Frimapic- et de trouver ma voie. Trouver ma voie. C'était probablement un moyen de m'expulser de la maison oui, elle en avais sûrement marre que ses poffins soient avalés avant même qu'elle ait pû me dire à quoi ils étaient. Néanmoins je me dis que c'était une bonne idée. Après quelques recherches, j'ai vu que l'île sur laquelle était bâtie l'académie partageait certaines similitudes avec Vaguelone, ce qui ne pouvait que me plaire. Et puis surtout, je mourrait d'envie d'avoir enfin mon premier Pokémon. Le mien, pas comme ce Mastouffe acariâtre que j'avais l'habitude de nourrir tous les jours avant qu'il n'essaye de me réduire le tibia en miettes. Et accessoirement, cette académie me permettrait en effet de "trouver ma voie", moi qui n'ais toujours pas la moindre idée de ce que je désire faire plus tard.




Le grand jour arriva. L'académie était spacieuse et j'étais moi même étonné de ne pas me perdre, alors que j'ai tendance à être totalement désorienté lorsque je suis angoissé. Angoissé ? Pourquoi donc ? Peut-être parce que j'étais sur le point de me voir confié un Pokémon partenaire. Je me sentai oppressé mais profondément heureux en même temps, et je m'imaginais déjà en plein combat avec mon fidèle Pokémon.
Au fond de moi, je savais que la probabilité de tomber sur un Fantominus était infime. Je savais aussi que je n'étais pas à l'abri d'un Magicarpe, ou d'un Pokémon trop puéril. Mais pour une raison que j'ignore, j'étais persuadé que cela n'arriverait pas. Guidé par cette soif intarissable, je sillonais les allées avant de tomber enfin sur cet homme, ce collectioneur, qui me donna une première impression très mitigée tant il me rappelait mon père par sa marginalité apparente...

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